Monastère de Ta'er
Visites du plateau du Qinghai
Votre partenaire de confiance pour l'organisation de voyages au monastère de Ta'er, la « perle du plateau tibétain ». Nous proposons des circuits culturels soigneusement conçus, animés par des guides multilingues parlant couramment anglais, français et allemand.
Découvrez les cinq sites emblématiques du monastère : les salles aux toits dorés, la salle sacrée de la Grande Assemblée, les huit stupas de la bénédiction et la somptueuse salle des sculptures de beurre. Savourez des spécialités locales comme le ragoût de Qinghai cuit dans un pot en cuivre et le yaourt traditionnel.
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Monastère de Ta'er : Un voyage millénaire de foi au milieu des chants du plateau
Bonjour à tous ! Je suis votre guide et je vous accompagne aujourd'hui pour explorer le monastère de Ta'er. Nous nous trouvons dans le district de Huangzhong, à Xining, dans la province du Qinghai. Le monastère ancestral qui se dresse devant nous, niché au cœur de montagnes ondulantes et empli de chants bouddhistes, n'est autre que le monastère de Ta'er, réputé comme la « Perle du plateau Qinghai-Tibet » et l'un des six grands monastères de l'école Gelugpa (Bonnet Jaune) du bouddhisme tibétain. Il représente non seulement un centre majeur pour les activités bouddhistes tibétaines dans le nord-ouest de la Chine, mais aussi un véritable trésor culturel, mêlant culture religieuse, art architectural et patrimoine historique. Aujourd'hui, pénétrons dans ce monastère millénaire. Nous visiterons ses cinq principaux sites, découvrirons leur histoire, ressentirons la force de la foi et dégusterons quelques spécialités locales. J'espère que cette visite vous permettra d'apprécier la profondeur et la solennité du monastère de Ta'er.
1. La Grande Salle au Toit Doré : Gloire Dorée du Lieu de Naissance du Bouddha
Notre première étape est le Pavillon au Toit d'Or, édifice central du monastère de Ta'er. Ce pavillon est l'âme du monastère, intimement liée à la naissance de Tsongkhapa, fondateur de l'école Gelugpa. La légende raconte que Tsongkhapa y naquit en 1357. Après sa naissance, sa mère, Shingsa Acho, enfouit le placenta sous un santal blanc dans la cour. Miraculeusement, l'arbre poussa et une image du Bouddha (Sengge Ngaro) apparut sur chacune de ses feuilles – 100 000 au total. D'où son nom. Plus tard, pour protéger cet arbre sacré, les fidèles construisirent le Pavillon au Toit d'Or autour de lui, créant ainsi l'agencement unique du « pavillon enlaçant l'arbre ».
Construite initialement en 1379, la salle a été rénovée et agrandie à de nombreuses reprises. Son toit, recouvert de feuilles d'or d'une valeur de plus de 1 300 taels, scintille de mille feux au soleil. En approchant, on aperçoit de délicates banderoles suspendues aux avant-toits, brodées de textes et de symboles bouddhistes, comme un murmure d'anciens récits spirituels. À l'intérieur, une statue de bronze doré de Tsongkhapa, haute de 11 mètres, se dresse solennellement. La salle abrite de nombreux textes et reliques bouddhistes, notamment une statue du Bouddha Sakyamuni sculptée dans un seul bloc de jadéite.
2. La Petite Salle au Toit Doré : Chapelle de la Majesté du Protecteur
Nous nous dirigeons ensuite vers le Petit Pavillon au Toit d'Or, également connu sous le nom de Temple du Protecteur. Si le Grand Pavillon symbolise la solennité, le Petit Pavillon incarne la mission sacrée de protéger le Dharma. Construit vers 1492, il était initialement couvert de tuiles vernissées, remplacées plus tard par des tuiles dorées sous la dynastie Qing. Plus petit, il n'en est pas moins imposant.
Une légende locale raconte son origine. Lors de la construction du monastère, des esprits maléfiques semèrent le trouble. Le moine supérieur invita Palden Lhamo, une divinité protectrice du bouddhisme tibétain, à veiller sur les lieux. Ce hall fut construit pour abriter sa statue, et les perturbations cessèrent. Cette histoire confère au lieu une dimension mystique de protection.
3. La Grande Salle d'Assemblée : une salle de classe de sagesse millénaire
À présent, visitons la Grande Salle d'Assemblée, lieu principal où les moines étudient la philosophie bouddhiste et célèbrent les cérémonies. Comptant parmi les plus grands édifices du complexe, c'est une salle de classe millénaire dédiée à la transmission du savoir. Construite initialement en 1606 et reconstruite après des incendies, la salle actuelle (dynastie Qing) s'étend sur 2 750 m² et peut accueillir plus de mille moines.
Sa construction témoigne d'une profonde dévotion. Des croyants tibétains, mongols, tu et d'autres ethnies ont fait des dons d'argent et de matériaux. Certains ont même transporté du bois et des pierres sur des milliers de kilomètres, mesurant le voyage par des prosternations complètes. Cette piété interethnique a donné naissance au grand hall que nous voyons aujourd'hui.
À l'intérieur, 168 piliers imposants, offerts par des fidèles, soutiennent la salle. Ils sont recouverts de tissus tibétains colorés ornés de motifs bouddhistes. Les murs sont couverts de fresques illustrant l'histoire du bouddhisme et la vie de Tsongkhapa. Des rangées de coussins de méditation occupent le centre du lieu, propice à la récitation des écritures. La salle abrite également une vaste collection de textes sacrés, dont de rares estampes des dynasties Ming et Qing. Chaque matin et chaque soir, la salle résonne de chants synchronisés, créant une atmosphère profondément sacrée.
4. Les huit stupas (huit pagodes) : symboles de bénédiction
Devant la Grande Salle d'Assemblée, vous découvrirez huit stupas magnifiquement alignés : les célèbres Huit Stupas du monastère de Ta'er. Chacun représente l'un des huit actes majeurs de la vie du Bouddha Shakyamuni (comme sa naissance et son éveil). Construits en 1776, ils sont des lieux emblématiques de bénédiction et d'accumulation de mérite.
Une histoire touchante les entoure. Lors d'une grave sécheresse, l'abbé, menant des prières, décida de construire ces stupas pour implorer l'aide du Bouddha. Des croyants de toute la région y contribuèrent. Miraculeusement, une fois les travaux terminés, la pluie tomba, mettant fin à la sécheresse. Depuis lors, ils sont des symboles sacrés de prière.
Chaque stupa mesure environ 11 mètres de haut et possède une base carrée, un socle incliné, un corps blanc en forme de bol et un fleuron orné. La façade de chaque stupa est ornée d'une dalle de pierre gravée représentant l'événement bouddhiste correspondant. Les fidèles en font le tour dans le sens des aiguilles d'une montre, en chantant et en priant, et en offrant des khatas et des lampes à beurre. Vous êtes invités à vous joindre à cette procession rituelle pour recevoir des bénédictions.
5. La salle des sculptures de beurre : l’art figé au bout des doigts
Notre dernière étape est la salle des sculptures de beurre, qui présente l'un des « Trois Arts Uniques du monastère de Ta'er ». La sculpture sur beurre est un art religieux unique ici. Fabriquées à partir de beurre de yak teinté avec des minéraux naturels, ces sculptures représentent des figures, des fleurs et des scènes, réalisées avec une grande habileté par les moines. On les appelle « l'art figé qui s'épanouit au bout des doigts ». La salle est maintenue au frais toute l'année afin de les préserver.
Cet art est lié à Tsongkhapa. La légende raconte qu'il confectionna un lotus en beurre en guise d'offrande lors d'une cérémonie de prière à Lhassa. Ses disciples introduisirent cet art au monastère de Ta'er. La réalisation de sculptures en beurre est un travail ardu. Les moines travaillent dans le froid, trempant souvent leurs mains dans de l'eau glacée pour que le beurre reste ferme. Une grande pièce peut nécessiter des mois de travail pour des dizaines de moines.
A l'intérieur, vous serez émerveillé par les œuvres délicates. Les thèmes vont des histoires bouddhistes (la vie de Sakyamuni, les bodhisattvas) aux fleurs et oiseaux réalistes. Une œuvre célèbre est La Vie du Bouddha Sakyamuni, grande et minutieusement détaillée. Les couleurs proviennent de minéraux naturels – cinabre pour le rouge, lapis-lazuli pour le bleu – qui les rendent vibrantes. Chaque année, lors du Festival de Sculptures sur Beurre (le 15 du premier mois lunaire), de nouvelles œuvres sont exposées. Depuis que le beurre fond, les œuvres anciennes ne sont pas conservées, ce qui rend l'exposition chaque année unique.
6. Saveurs locales près du monastère de Ta'er : un avant-goût de Huangzhong
Après nos explorations, goûtons à la cuisine locale. La cuisine de Huangzhong mêle les influences tibétaines, hui, han et autres.
1. La fondue Qinghai (fondue en pot de cuivre) : Un plat très apprécié, surtout en hiver. Servie dans un pot en cuivre traditionnel avec une cheminée d'allumage, elle propose un bouillon riche et savoureux, mijoté à partir d'os de bœuf ou de mouton. On y trouve notamment de la viande de yak locale, des rouleaux de mouton, des boulettes de viande faites maison, ainsi que des pommes de terre et du tofu frits à la Qinghai. Conviviale, réconfortante et copieuse, c'est une excellente façon de découvrir l'hospitalité locale.
2. Gaxia Mianpian (Soupe de nouilles pincées) : Un plat de pâtes local très apprécié. La pâte est pincée en petits morceaux plats (de la taille d'un ongle) puis bouillie. Servie dans différents bouillons, la version classique est préparée avec du mouton haché, des pommes de terre, des carottes et des poivrons, le tout garni de germes d'ail et de coriandre. Moelleuse, savoureuse et réconfortante. On l'apprécie souvent avec un filet d'huile pimentée.
3. Tianpei (riz gluant fermenté sucré) : Une friandise traditionnelle. Fabriquée à partir d’orge ou d’avoine fermentée des hauts plateaux. Arôme sucré, légèrement alcoolisé, texture moelleuse et fondante. Se déguste nature ou avec de l’eau chaude. Rafraîchissante en été, réconfortante en hiver. Riche en vitamines et en fibres.
4. Yaourt Qinghai : un incontournable. Fabriqué à partir de lait de yak/chèvre naturellement fermenté. Épais, semi-solide avec une peau jaune crème sur le dessus. Acidulé et riche, généralement consommé avec une pincée de sucre blanc ou brun, ou mélangé avec de la farine d'orge grillée (tsampa) et des fruits secs. Vendu dans des pots traditionnels en argile sur les stands. Il est riche en probiotiques et facilite la digestion.
7. Fin du voyage : Emporter des souvenirs fidèles
Chers visiteurs, notre visite du monastère de Ta'er s'achève. J'espère que vous avez pu aujourd'hui admirer sa magnifique architecture et ressentir la profondeur de la culture du bouddhisme tibétain ainsi que la foi inébranlable de ses habitants. De la splendeur dorée de la Grande Salle à la puissance protectrice de la Petite Salle, des chants ancestraux de la Salle d'Assemblée aux bénédictions des Huit Stupas, en passant par l'art délicat de la Salle des Sculptures de Beurre, chaque lieu recèle ses propres merveilles et son histoire. Les saveurs locales nous ont offert un véritable aperçu du plateau tibétain.
Le monastère de Ta'er est un joyau du plateau Qinghai-Tibet, un lieu sacré et un témoin vivant de la culture. Nous y avons vu des fidèles de toutes origines ethniques, unis par la piété. J'espère que cette journée restera un souvenir précieux. Puissiez-vous emporter avec vous ce sentiment de foi et d'émerveillement. Bon voyage et bonne santé à tous. Nous espérons vous accueillir à nouveau un jour sur cette terre sacrée. Au revoir !









